Agglomération Côte Basque Adour

Conseil Départemental

26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 18:28

Le COPIL (comité de pilotage) du futur EPCI Pays Basque continue ses travaux contre vents et marées. Bien qu'il ait échoué à faire exclure de ses rangs des membres opposés à la mise en place de cet EPCI, il semble que certains d'entre eux ne s'y sentent plus les bienvenus.

La liste des présents au COPIL du mois d'octobre semble en attester:

EPCI Pays Basque: qui décide?

Ils ne sont donc qu'une vingtaine de délégués (...mais délégués par qui?) à décider de l'avenir (compétences, fiscalité, etc) d'un immense territoire pour lequel il ne faudra pas moins de 253 conseillers communautaires pour en suivre les affaires...

Et ces futurs conseillers, dont la grande majorité siègent déjà dans les divers conseils communautaires qui vont être dissous, sont à 100 lieux d'être informés de l'avancement des travaux de ce Copil. Et encore moins consultés pour que l'on sache leur avis.

C'est un chemin démocratique qui interroge.

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 16:14

La page de l'opposition du Magazine de l'agglomération a été l'occasion d'exprimer l'opinion des 4 élus de gauche sur la gouverna ce de l'ACBA et du futur EPCI Pays Basque.

Dommage que, dans cette page de l'opposition, les autres oppositions n'aient pas cru bon d'exprimer leurs opinions...peut être pas si opposées à celle de Claude Olive, actuel président de l'ACBA

Cherche Président d'Agglo désespérément

Cherche Président d’Agglomération….



Le Conseil d’Agglomération de l’ACBA prend aujourd’hui des allures de fin de règne. Après des luttes de pouvoir fratricides entre les 5 maires, sous le prétexte  de la gouvernance du  syndicat de transports, nous assistons au déroulement d’une mort annoncée.

Où sont les envolées lyriques sur la mutualisation des services, sur la ville des villes que nous promettaient les 5 nouveaux premiers magistrats dans l’euphorie de leurs victoires municipales ?

Les voici aujourd’hui trônant à la table présidentielle de l’Agglo en se regardant en chien de faïence. Qui va manger l’autre demain ?
Puisqu’il va falloir transférer l’héritage à l’EPCI Pays Basque, et comme le vaincu d’hier risque devenir le vainqueur de demain, il y a urgence à ajouter des codicilles au testament. Et surtout à se partager le trésor.
On verrouille donc à tout va, afin que la future grande agglomération soit obligée, du moins dans un premier temps, de se plier aux règles actuelles de l’ACBA.

On montre combien on est attaché à l’intérêt communautaire en laissant libre cours aux réflexes protectionnistes de chaque commune. On récupère tout ce qui traîne sur les étagères.
C’est ainsi qu’au moment de récupérer 5,6 millions d’€ remboursés par l’Etat qui les avait indûment perçus dans les années 2010, en lieu et place de les affecter à un vrai grand projet communautaire (stade nautique intercommunal par exemple), chaque maire en prend sa part !
Et l’on affiche que chacun va s’en servir pour multiplier les petites actions électoralistes de proximité : bouts de trottoirs, tapis d’enrobé et autres aires de jeu sont au programme…belle ambition communautaire.

La politique touristique est l’exemple le plus criant de ce « chacun pour soi ».
Forte de compter 4 stations classées (Bayonne, Anglet, Biarritz, Bidart) parmi les 5 villes qui la composent, voilà que l’ACBA se dote, comme le bon sens l’exige, d’un office de tourisme communautaire. En attendant la grande agglomération Pays Basque, c’est une façon intelligente de défendre en commun une destination touristique alliant plages, culture, Histoire et traditions.

Mais tout en votant le principe d’une taxe de séjour communautaire, voilà que les 4 stations classées choisissent, comme la loi les y autorise, de percevoir et garder pour elles et pour leur office de tourisme municipal le produit de la taxe de séjour…
L’Office intercommunal de l’ACBA ne sera-t-il financé que par la taxe de séjour perçue à Boucau ? Une hypothèse caricaturale qui si elle se reproduit plus tard dans l’EPCI à venir augure bien mal d’une solidarité entre Côte et intérieur du Pays Basque.

Faute de perdre des années dans la reproduction de ces attitudes nombrilistes et stériles, il y a urgence à trouver un Président d’Agglomération visionnaire, enthousiaste  et convaincu.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:28

JR Etchegarray a beaucoup de mal à préférer sa casquette de Maire de Bayonne ou de Président de l'ACBA à celle de président du Conseil des élus du Pays Basque.
Que ne s'est-il présenté aux élections municipales sous l'étiquette EAJ-PNV? Au moins, les choses seraient claires.

Voici qu'il franchit, et fait franchir à ses collègues maires de l'agglomération, une nouvelle marche dans sa quête du Graal : une ville de Bayonne et une agglomération enfin basques. Et cela en relookant le magazine de l'agglomération.

Il faut reconnaître un certain savoir faire marketing dans sa démarche. Difficile de lire autre chose que "Bask" lorsqu'on regarde la couverture. Je dois avouer que si j'étais moi-même basque, j'aurais presque honte de voir ainsi utiliser et détourner ma culture et ma langue.

Quand à l'orthographe, elle aura au moins l'avantage de plaire à Angela Merkell, qui apprécierait d'avoir le temps de prendre quelques vacances en BASKENLAND comme le font souvent à Anglet nos amis d'Ansbach.

Je ne sais si les 4 autres maires de l'agglomération ont applaudi des 2 mains à cette nouvelle mouture du magazine. On en saura sans doute plus lors du Conseil d'Agglomération du 9 Octobre.....

La Bask quête...

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 15:03

Beaucoup de beau monde et de longs discours pour l'inauguration de la nouvelle drague du port de Bayonne baptisée Hondarra (le sable en basque)

Une drague courtisée...

Il était normal que les élus socialistes qui ont porté ce projet avec la CCI pendant de longs mois lors du précédent mandat soient présents. Alain Rousset , président de la Région Aquitaine à qui l'on doit les 2,4 millions d'€ de fonds européens , Bernard Uthurry et Mathieu Bergé, conseillers régionaux, omniprésents sur ce dossier, mais aussi les élus municipaux et communautaires angloys qui ont permis que ce dossier débouche et se concrétise (Jean Espilondo, Guy Mondorge, Sandrine Derville)

Une drague courtisée...

Dans le long défilé de discours, on a même eu la surprise d'entendre s'exprimer Mme Alliot Marie, sans doute sous sa casquette de député européen...On peut aussi dans ces occasions chercher à draguer de l'audience...
Bien que cette drague soit l'outil indispensable de la lutte contre l'érosion marine des plages angloyes (Déjà 40 tonnes de sable clapées devant les plages d'Anglet depuis la mise en service de la drague), l'actuel Maire d'Anglet Claude Olive a eu le tact de ne pas vouloir s'exprimer. Il est vrai qu'il n'était pas parmi les acteurs de la genèse de ce projet.
Longue vie à la nouvelle drague du Port de Bayonne.

Une drague courtisée...

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:48

Dans une séance aux limites de la présence du quorum, qui s’est terminée avec un seul maire à la table de la présidence (Voir photo jointe), l’ai eu l’occasion avec mes collègues de l’opposition (MJ Espiaube, H.Etcheto, C.Capdevielle) de m’abstenir sur le vote du Compte Administratif 2014.

J’ai posé une question correspondant un manque à gagner sur la TASCOM de 300 000€

Texte de la délibération:
"taxe sur les surfaces commerciales TASCOM): 2,118 M€ contre 2,458 M€ inscrits et 2,427 M€ réalisés en 2013 en raison d’un élément d’assiette défavorable et exceptionnel sur l’exercice 2014"

Il m’a été répondu qu’il s’agissait d’une manoeuvre lors des transactions immobilières de la société Carrefour lui permettant d’utiliser un vide juridique lui permettant de ne pas payer en 2014 certaines redevances. Il semblerait que l’ACBA essaie de récupérer son dû...à suivre.

A noter , en ce qui concerne Anglet, le retrait de la délibération N° 30 sur la ZAC de Labordotte, pour une raison qui n’a pas été dévoilée en séance...
A de même été retirée pour des raisons tout aussi obscures la délibération N° 19 sur la création de l’emploi de Directeur du projet TramBus...

Une séance soporifique marquée cependant par l’avancée du SAGE Adour Aval.

Seul fait marquant en ce qui me concerne: le rapport 33 sur le PLH

Je me suis positionné en votant contre cette délibération, qui, même si elle acte une ambition de l’ACBA légèrement supérieure au réalisé actuel en terme de construction de logement sociaux, reste très en dessous des besoins réels. La décision prise par le préfet de Région sur la base d’un argumentaire d’incapacité à faire plus de la part des Maires de l’Agglo ne peut me satisfaire.
Elle est dans le droit fil des réticences exprimées par le Maire d’Anglet, mais aussi par ceux de Boucau et Biarritz, de ne pas vouloir viser l’objectif légal de 25% de logements sociaux.
On ne peut qu’être inquiet de cette délibération, quand on sait que le maire d’Anglet est aussi VP en charge de l’urbanisme à l’Agglo et Conseiller Départemental délégué au Logement social.
Ci dessous la partie du texte de la délibération qui m’a amené à voter contre.

Texte de la délibération:
Avec un total en objectif de 592 logements en tranche ferme (514 + 78 PLS), l’objectif est inférieur à l’objectif (objectif estimé en juillet 2014 par la DDTM) maximum SRU par an si on lisse le rattrapage SRU de 2014-2025 (soit 670 logements par an).
En Aquitaine, l’objectif en logements sociaux publics a été augmenté de 4% sur l’ensemble des logements par rapport à 2014 soit 9 310 logements en 2015 pour 8 953 logements en
2014.
Pour l’Agglomération, l’objectif a été revu à la baisse par rapport à 2014 (2014 : 815 sur la totalité des tranches -24%, 716 sur la tranche ferme -13%), prenant davantage en compte les capacités à f
aire du territoire.

Conseil d'Agglomération du 11 Juin 2015

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 12:46

JR Etchegarray, président de l’Agglo, a dans un discours fleuve brossé le tableau de l’agglo de demain.

Convaincre son auditoire que l’intention de l’ensemble des 5 maires était de mutualiser leurs services et leurs compétences pour construire une “Ville des villes” était un challenge délicat.

Arriver en plus à convaincre fonctionnaires et citoyens que l’intention commune de nos 5 édiles était de proposer “un Plan local de l’habitat ambitieux” tenait du grand écart de langage. Il fallait avoir oublié tous les freins et précautions oratoires dont ils avaient usé il y a quelques semaines en conseil d’agglo (“un PLH inatteignable....”)

Mais introduire dans le discours l’agglomération idéale de demain étendue au Pays Basque tout entier, cela tenait vraiment du glissement sémantique.
Avons nous entendu hier le Président de l’ACBA ou le Président d’une future et hypothétique Agglo Pays Basque? Pour lui, tous les habitants et élus de cet espace seraient basques, d’accord avec cet objectif, et unanimes dans la délimitation géographique de cette nouvelle collectivité .

Personnellement je suis loin d’adhérer à ce schéma, qui, s’il a l’avantage de caresser dans le sens du poil les tenants d’une collectivité culturelle et linguistique (sinon politique...), a l’inconvénient majeur de ne pas correspondre à la réalité de vie , aux déplacements et échanges quotidiens, et aux réalités économiques de notre territoire. Je ne suis certainement pas le seul à m’affranchir des actuelles limites départementales pour rêver d’un Sud Aquitaine économiquement fort, entreprenant, multiculturel et au quotidien partagé.

Une simple photo en quelques chiffres:

L’agglo Côte Basque Adour, c’est 5 villes et 128 585 habitants
Dans un rayon de 35km, côté Pyrénées Atlantiques, ce sont 128 249 habitants dont la vie quotidienne est tournée vers l’Agglomération bayonnaise
Mais dans le même rayon de 35km, côté Landes, ce sont 131 636 habitants qui eux aussi travaillent, s’approvisionnent ou utilisent les services de notre agglomération.

Alors , la véritable agglomération ne se situe-t-elle pas dans ce cercle de 35 km et de 388 490 habitants,à cheval sur l’Adour et longeant la côte atlantique .
Celle que Mr Etchegarray nous propose, un Pays Basque communautaire de 297 930 habitants, est certes sympathique. Mais on oublie trop vite qu’il y a 117 km entre Boucau et les montagnes de Soule.

Le débat est ouvert. Et le Président Etchegarray ne peut s’arroger le droit de décider pour les élus et les citoyens de l’ACBA de ce qu’ils sont ou de ce qu’ils veulent. En particulier parce qu’il n’a pas été élu pour cela au poste qu’il occupe.

Les voeux du Président de l’Agglomération : un glissement sémantique

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 10:12

Lors du Conseil d’Agglomération du Mercredi 9 juillet, nous avons été amenés à nous prononcer sur la délibération ci dessous ayant trait au logement social et au PLH. Une première lecture rapide ne m’avait pas alerté. Mais l’exposé par le rapporteur m’a fait réagir.

Une phrase m’a inquiété et j’ai demandé à ce qu’elle me soit traduite en bon français:

“Bien que ces prévisions se situent au-delà des objectifs du P.L.H. 2010-2015, l’Etat, lors du Comité Régional de l’Habitat du 6 mai 2014 a fixé pour l’Agglomération un objectif de 762 logements locatifs sociaux, argumentant de la nécessaire contribution de tous les territoires au plan de construction de 150 000 logements et de la nécessité de lisser l’effort de rattrapage S.R.U.
A ce jour, la programmation 2014 n’est donc pas encore arrêtée.
Persiste entre l’Agglomération soucieuse d’un engagement réaliste et soutenable et l’Etat un point de désaccord.”

Un silence gêné a suivi ma question. Personne ne voulait me répondre. Finalement le président JR Etchegarray s’est lancé dans des explications alambiquées, arguant que les chiffres proposés par l’Etat étaient inatteignables, que l’Etat imposait mais que c’était aux collectivités locales de payer, qu’il était inadmissible que les pénalités soient désormais perçues par l’Etat et plus par l’Agglo, qu’il y en avait marre de ce centralisme de décisions, que Bayonne avait déjà largement dépassé son quota de logements sociaux, que Biarritz avec ses contraintes de terrains ne pouvait pas en faire plus, qu’imposer 30% de social dans la promotion privée n’était pas suffisant voire inefficace, etc, etc.
Compte tenu du désengagement d’Anglet avec l’abandon du Maharin et les restrictions de hauteur, plus tous les freins qui s’annoncent avec la modification du PLU, et malgré monn accord avec d’autres dispositions de cette délibération, j’ai dit que ne pouvais que voter contre en raison de ces a priori contre le logement social, de mon désaccord avec les positions et les reculs de la nouvelle municipalité d’Anglet, et du risque de conséquences pour le futur PLU Intercommunal. Henri Etcheto s’est abstenu et tous les autres ont voté pour.

Je resterai vigilant sur ce sujet crucial pour tous les foyers en recherche de logement abordable sur l’agglomération.

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