Agglomération Côte Basque Adour

Conseil Départemental

17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 23:22

Mr Barate s’est adressé par mail aux Présidents d’associations culturelles angloyes, répondant ainsi à l’article publié sur ce blog au sujet de la salle de Quintaou.
Sa réponse est un mélange de chiffres, d’attaques personnelles , de fausses informations ou même de bruits qu’il souhaiterait faire courir sur Jean Espilondo et sur moi même. Je me suis donc vu obligé de lui
répondre.


Mesdames et Messieurs les Présidents et membres des associations culturelles angloyes,

Quel besoin de justification traduit le long mail de Mr Barate?
Quel besoin le pousse à étaler ses titres pour justifier de sa compétence personnelle. Car jamais je ne me suis permis de mettre en doute sa sensibilité culturelle.
On peut comprendre qu’il soit fier d’être Président d’un bel outil comme la Scène Nationale. Mais pourquoi faire croire que la qualité de diffusion de spectacle de la Scène nationale serait meilleure que celle que nous proposons. La Scène a 1300 abonnés après plus de vingt ans d’existence, nous en avons 870 après moins de 2 mois. Nos abonnés sont-ils si incultes que cela, si peu amateurs de qualité? Sommes nous en concurrence avec la Scène Nationale, alors que beaucoup de nos abonnés sont aussi abonnés à la Scène nationale et ont simplement envie de voir autre chose, autrement, différemment, dans un autre lieu, dans un autre esprit. 700 entrées Dimanche après midi pour un spectacle en famille, 700 spectateurs heureux et enthousiastes, n’était-ce pas un besoin non couvert dans notre ville et notre agglomération par la Scène Nationale?

Après 20 ans d’engagement associatif personnel dans cette ville, puis 15 ans d’engagement politique municipal, je n’ai pas de leçon à recevoir de Mr Barate sur la place des associations dans la ville. Non nous n’avons pas la prétention “d’avoir apporté depuis 2008 la lumière à une vie culturelle noyée dans les ténèbres”. Nous ne l’avons jamais dit.
Par contre depuis 2008 nous avons augmenté de 70% les subventions aux associations culturelles qui existaient et travaillaient avant notre arrivée, mais souvent difficilement.
Nous avons doublé le budget de la culture, et en particulier multiplié par 8 le budget du spectacle vivant.
Nous avons triplé le temps d’occupation des Ecuries de Baroja par les associations.
Nous y avons institué des saisons d’émergence dont le succès va croissant, grâce à la qualité des associations angloyes qui les animent.
Nous avons créé 2 festivals , implanté un chapiteau Théâtre en attendant la Salle, et monté 3 saisons de préfiguration de spectacle vivant.

Je n’ignore pas que Mr Barate a été adjoint à la culture, à la fin du siècle dernier. Je n’oublie pas son impossibilité à convaincre ses collègues de l’époque de la nécessité de construire une salle de spectacle à Quintaou, à Anglet, pour les angloys. Et de mettre en place une véritable politique culturelle municipale . Rage et impuissance qui lui avaient fait quitter l’action politique pour se consacrer à l’action associative. Ces difficultés le menacent encore aujourd’hui , vu le peu d’enthousiasme de Mr Olive à afficher le budget qu’il compte attribuer à la Culture, lui qui n’a pour ambition que d’économiser, et pour modèle de développement que celui de l’Anglet des années 70.

Je n’oublie pas non plus la satisfaction et le soutien de Mr Barate à notre projet de salle sur Quintaou, à sa qualité de conception et au choix de son emplacement. Je n’oublie pas sa réserve devant les gesticulations et les refus de Mrs Olive et Mortaléna. Je revois encore son incompréhension et son sourire devant les manifestations d’associations montées pour l’occasion. Par qui? Mais tout ceci, c’était avant qu’il ne décide de rallier l’équipe de Mr Olive. Il se met donc aujourd’hui à trouver à notre projet tous les défauts du monde, parce qu’il le faut bien, pour ne pas déplaire aux détracteurs du 1° jour qui l’entourent.
Au point d’oser les affirmations les plus fantaisistes sur la hauteur de cage de scène ( Je rappelle qu’elle mesure 17 m de haut dont 13,4 m sous cintres, largement suffisant pour y accueillir tous les types de décors). Il est vraiment ridicule de lire ces arguments quelques semaines après le passage de la troupe Semianyki à Quintaou, quand on connaît ses exigences scéniques.

C’est vrai, nous ne souhaitions pas construire l’Opéra Bastille ou la Fenice. Mais une salle à la taille d’Anglet, de l’Agglomération et de ses besoins, et que nous soyons en capacité de faire fonctionner à plein, au bénéfice des angloys et de nos associations.

Le rapport scène salle , à Quintaou, est encensé par toutes les compagnies qui l’ont utilisée depuis son ouverture. Sa qualité acoustique et son équipement son reçoivent toutes les louanges des professionnels, tant en musique classique, acoustique ou amplifiée qu’en matière de Théâtre. Et quand on entend ce week-end le Directeur du Centre Dramatique National de Nancy , après son passage en scène, nous dire, comme nous l’avaient déjà dit Pierre Richard, Sophie Forte , la compagnie Découflé ou les musiciens de l’ORBCB, que cette salle est sans doute la plus belle, la plus efficace et la plus agréable de la région pour les acteurs et les musiciens, je ne vois pas pourquoi nous serions aigris, comme semble le supposer Mr Barate.

Donner la gestion de cet outil culturel à la Scène Nationale pour faire des économies budgétaires, c’est ridicule. parce que ce n’est pas comptablement vrai. C’est aussi un choix d’abandon de politique culturelle municipale que nous refusons de faire. Et, divine surprise, Mr Mortaléna, avec qui Mr Barate et ses amis pourraient fort bien faire alliance un jour prochain, dit la même chose que nous....”c’est une déchirure, légère”, comme le chantait si bien Serge Reggiani...
Que l’Etat souhaite un seul opérateur culturel “labellisé” sur le territoire comme le dit Mr Barate, rien de plus normal. Cela lui permet de ne donner qu’une subvention sur un territoire, si possible sans l’augmenter. Et de garder la main et nommer unilatéralement son Directeur. Rappelons nous comment Mr Malandain a failli être contraint de quitter notre agglomération pour obéir au centralisme culturel administratif du Ministère de la Culture. Est-ce cette dépendance étatique que nous attendons pour le spectacle vivant à Anglet? Ou une liberté de choix et de projet.

Par ailleurs jamais je n’ai dit que nous donnerions la Salle dans un an à quiconque, une fois les élections passées. Pas plus que ne l’a dit Jean Espilondo. Si le Président de la Scène Nationale, qui l’affirme, écoute aux portes de la Mairie de Boucau ou divulgue les confidences de son Directeur, je lui laisse la responsabilité de ses propos. Nous ne donnerons la Salle à personne car nous avons un Directeur de la Culture, programmateur de notre saison culturelle, et une équipe de professionnels confirmés. Ils et elles font parfaitement leur travail depuis 4 ans. Contrairement à Bayonne et Boucau, nous n’avons pas besoin de la Scène Nationale pour notre programmation de Théâtre de Ville.

Par contre la Scène nationale a besoin de nos équipements pour amplifier sa programmation, accueillir plus aisément des résidences de compagnie ou diffuser dans une jauge plus grande et des conditions moins contraintes que celle du théâtre de Bayonne ou de la Salle de Boucau. Cela peut se faire par un partenariat structuré avec la ville d’Anglet, et un conventionnement amélioré. C’est ce que nous mènerons pendant le mandat à venir si la Scène Nationale le souhaite, pour l’intérêt général des angloys, comme nous le mènerons avec l’Orchestre Régional Bayonne Côte Basque et le Ballet Malandain.

Que Mr Barate n’oublie pas que le subventionnement de l’Etat à la Scène Nationale est corrélé aux missions qu’elle doit remplir. Il en est de même de celles du Conseil Général ou du Conseil Régional. Il faut que la Scène nationale se consacre aux missions fondamentales qui sont les siennes. Missions parmi lesquelles la diffusion de spectacles est loin d’être l’unique objet. Et parmi lesquelles il n’y a pas celle de mettre la main sur la gestion de toutes les salles de spectacle que les municipalités voudraient lui abandonner. Car les subventions n’iront pas crescendo au rythme des éventuelles annexions. Que Mr Barate ne prenne pas ses rêves pour des réalités. La ville ne fera donc pas d’économies.
Un équipement public a chaque année besoin en moyenne, pour fonctionner, d’environ 10% de son budget de construction. Nous avons réussi à baisser ce ratio et à maîtriser ce budget de fonctionnement en le limitant à 950 000 € dont 750 000 € de subvention d’équilibre à la charge de la ville d’Anglet. Il n’en faudra pas moins quel que soit le gestionnaire. A moins d’augmenter le prix des billets et abandonner notre logique de Service Public de la Culture.

Chaque municipalité a le droit, elle a même le devoir d’avoir une politique culturelle propre, même en terme de diffusion de spectacle vivant. A moins qu’une intercommunalité ne s’en voit déléguer la compétence. L’Agglomération Côte Basque Adour a sans doute beaucoup à faire dans les prochaines années pour aller simplement au bout des compétences qui sont déjà les siennes. Nous attendrons sans doute une prochaine mandature pour en mutualiser d’autres.
De plus Mr Barate a-t-il la bénédiction biarrote pour financer une Scène nationale Sud Aquitaine? Ce n’est pas ce que semble dire son ami Mr Brisson.

Je vous devais ces précisions. Je vous laisse évaluer et décider de la crédibilité des uns et des autres.
Pendant 6 ans nous avons toujours fait ce que nous avons dit. Nos budgets culturels prévisionnels ont été année après année scrupuleusement respectés. Nous savons que nos prévisions pour les années à venir tiennent la route. L’effort de développement culturel a été très fort ces dernières années sur Anglet. Nous sommes pourtant encore en dessous du niveau moyen des villes de notre taille. Nous poursuivrons donc ce chemin, en ouvrant la Maison des Cultures régionales et la Maison des associations culturelles. Et nous serons jour après jour à votre écoute dans le dialogue constructif auquel vous êtes maintenant habitués.

J’ai été très heureux d’avoir la responsabilité pendant ces dernières années de la politique culturelle de la ville. De nombreux colistiers de Jean Espilondo sont des acteurs culturels locaux incontournables. Votre salle Quintaou n’est pas mon joujou, comme le suggère élégamment Mr Barate, mais un bijou. Il appartient désormais au patrimoine municipal. A vos élus et à vos associations de le faire vivre. Ensemble nous poursuivrons et conforterons cette démarche.
Je remercie les services qui ont beaucoup travaillé pour concrétiser les objectifs que nous leur avons indiqués. Ils l’ont fait avec professionnalisme et enthousiasme. Et en parfaite osmose et collaboration avec tous les opérateurs culturels du territoire.

Je vous remercie, de ma part et de celle de toute l’équipe de Jean Espilondo, de votre attention et de votre soutien.

Cordialement

Guy Mondorge

Réponse à M.Barate
Réponse à M.Barate
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 22:44

Voici les résultats du 1° tour des élections dans notre ville jumelle.
La Maire sortante, Carda Seidel, arrive en tête avec 40,93% des voix
Le 2° tour aura lieu le Dimanche 30 mars, comme à Anglet

Participation: 49,21%
Inscrits: 32.251
Votants: 15.871

Nuls: 88
Exprimés: 15.783

Résultats du 1° tour des élections à Ansbach

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 08:58

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 13:29
Salle Quintaou : Claude Olive vous trompe - Scène Nationale: Claude Olive se trompe

C. Olive vous trompe sur le budget de fonctionnement de la Salle
Lors du débat France Bleue, C.Olive a déclaré : « le budget de fonctionnement de la salle Quintaou sera de 1,5 Million d’€ ». C’est faux ! C’est archi faux !
Nous avons pris la précaution, lors du vote du Budget 2014, de traiter la salle Quintaou indépendamment du budget de la Ville.
La vérité est donc celle-ci : Le Conseil Municipal a voté un Budget annexe pour la Salle. Il doit être scrupuleusement respecté.

Il se monte à 946 190 € pour une année pleine et se décompose ainsi :

  • Saison Culturelle (Achat de spectacles) : 300 000 €
  • Charges de personnel : 380 900 €
  • Autres Charges (Fluides, Entretien Bâtiment) 265 290 €


Pour couvrir ces dépenses, nous avons inscrit 196 000€ de recettes de billetterie et de mécénat. Sans doute avons-nous été trop prudents vu le succès et l’affluence dès l’ouverture de la salle. Il restera à la charge de la Mairie 751 000 € de subvention d’équilibre, le coût d’un vrai service public de la Culture permettant des tarifs de places abordables pour tous, mais aussi la mise à disposition gratuite des salles aux associations, aux écoles, aux collèges (spectacles, conférences) et un fonctionnement de pôle culturel concerté avec la Bibliothèque, les Ecuries de Baroja et la Villa Béatrix Enea.

C.Olive a dit ensuite : « Nous donnerons la salle Quintaou à la Scène Nationale. Il ne nous en coûtera que 400 000 € ». C’est ce que son ami M. Barate veut lui faire croire. Mais c’est faux.

Salle Quintaou : Claude Olive vous trompe - Scène Nationale: Claude Olive se trompe

Le budget total de la Scène Nationale est de 2,5 Millions d’€. 

Sur ce budget, l’achat de spectacles pour la saison de diffusion coûte 773 000 € et le coût du personnel est de 900 000 € .

 

Avec quel argent la Scène Nationale pourrait elle Payer les 351 000€ qui manqueraient si elle se chargeait de Quintaou ? 

Avec l’argent de l’Etat qui lui donne 500 000 € pour faire ce qu’elle fait déjà, et qui ne lui en donnera pas plus car l’Etat n’a plus d’argent ? 

Avec l’argent du Conseil Régional qui lui donne déjà 212 000 € pour faire ce qu’elle fait déjà et ne lui en donnera pas plus car le Conseil Régional n’a plus d’argent.

Et pareil pour le Conseil Général  et ses 145 000€. 

La Scène Nationale a déjà tout ratissé.  

Les 4 villes de Bayonne , St Jean de Luz, Boucau et Anglet donnent à la Scène Nationale 886 500 € pour bénéficier de sa diffusion de spectacles , dont 671 500 € pour la seule ville de Bayonne et 45 000 € pour Anglet. Est-ce que les 3 autres villes vont se cotiser pour faire plaisir à Mr Olive ?

 

C.Olive prend les électeurs pour des benêts. Ou se laisse mener par le bout du nez.

 

  • La Scène s’offrirait avec Quintaou un nouveau jouet dans lequel elle pourrait donner les spectacles qu’elle ne peut pas donner dans les théâtres de Bayonne ou de Boucau pour des raisons techniques. - Elle se moquerait comme d’une guigne des associations angloyes. 
  • ça en serait fini des spectacles en famille du Dimanche après midi et des après-spectacles artistiques où l’on échange. Car si la Scène Nationale savait faire, elle le ferait déjà…
  • Elle prendrait le monopole de la diffusion de spectacle vivant sur 3 des 5 villes de l’Agglomération. 
  • Et la Ville de Bayonne, qui perdrait sans nul doute la partie la plus prestigieuse de sa diffusion, ne tarderait pas à baisser, avec raison, le montant de ses subventions, ce qui rendrait impossible la gestion budgétaire de ce mammouth monoculturel.

 

Les Angloys ne seront pas dupes. Ils ont compris la dynamique qui est la nôtre, celle du spectacle en famille, du chant choral, de la vie associative. 

Les 875 abonnés de la Salle sont pour certains aussi des abonnés de la Scène Nationale. Ils se sont abonnés à Anglet  parce qu’ils ont compris la complémentarité des propositions.

Et ils ne veulent surtout pas d’une uniformité d’où naîtrait forcément l’ennui.

Le budget total de la Scène Nationale est de 2,5 Millions d’€. 
Sur ce budget, l’achat de spectacles pour la saison de diffusion coûte 773 000 € et le coût du personnel est de 900 000 € .

Avec quel argent la Scène Nationale pourrait elle Payer les 351 000€ qui manqueraient si elle se chargeait de Quintaou ? 
Avec l’argent de l’Etat qui lui donne 500 000 € pour faire ce qu’elle fait déjà, et qui ne lui en donnera pas plus car l’Etat n’a plus d’argent ? 
Avec l’argent du Conseil Régional qui lui donne déjà 212 000 € pour faire ce qu’elle fait déjà et ne lui en donnera pas plus car le Conseil Régional n’a plus d’argent.
 Et pareil pour le Conseil Général  et ses 145 000€. 
La Scène Nationale a déjà tout ratissé.  
Les 4 villes de Bayonne , St Jean de Luz, Boucau et Anglet donnent à la Scène Nationale 886 500 € pour bénéficier de sa diffusion de spectacles , dont 671 500 € pour la seule ville de Bayonne et 45 000 € pour Anglet. Est-ce que les 3 autres villes vont se cotiser pour faire plaisir à Mr Olive ?

C.Olive prend les électeurs pour des benêts. Ou se laisse mener par le bout du nez.

  • La Scène s’offrirait avec Quintaou un nouveau jouet dans lequel elle pourrait donner les spectacles qu’elle ne peut pas donner dans les théâtres de Bayonne ou de Boucau pour des raisons techniques. - Elle se moquerait comme d’une guigne des associations angloyes. 
  • ça en serait fini des spectacles en famille du Dimanche après midi et des après-spectacles artistiques où l’on échange. Car si la Scène Nationale savait faire, elle le ferait déjà…
  • Elle prendrait le monopole de la diffusion de spectacle vivant sur 3 des 5 villes de l’Agglomération. 
  • Et la Ville de Bayonne, qui perdrait sans nul doute la partie la plus prestigieuse de sa diffusion, ne tarderait pas à baisser, avec raison, le montant de ses subventions, ce qui rendrait impossible la gestion budgétaire de ce mammouth monoculturel.


Les Angloys ne seront pas dupes. Ils ont compris la dynamique qui est la nôtre, celle du spectacle en famille, du chant choral, de la vie associative. 
Les 875 abonnés de la Salle sont pour certains aussi des abonnés de la Scène Nationale. Ils se sont abonnés à Anglet  parce qu’ils ont compris la complémentarité des propositions.
Et ils ne veulent surtout pas d’une uniformité d’où naîtrait forcément l’ennui.

Salle Quintaou : Claude Olive vous trompe - Scène Nationale: Claude Olive se trompe

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 22:28

Mr Barate, depuis le lancement du projet de Salle de Quintaou, n’avait cessé d’avoir pour ce magnifique outil culturel les yeux de Chimène. Nous pensions qu’il était la seule personnalité de droite angloye à comprendre quelque chose aux enjeux culturels. Regretterait-il aujourd’hui son enthousiasme ?


Pour être adoubé sur la liste Olive, a-t-il été obligé de préférer Laurent Gerra à Guy Carlier ou Vincent Rocca ?
Pour mériter l’étiquette « Le choix, c’est Anglet », à l’instar de sa tête de liste que nul n’a jamais aperçu lors des 3 saisons culturelles angloyes ou à la Scène Nationale, doit-on ne parler que pour critiquer parce qu’on n’a rien à proposer en matière culturelle?
Faut-il nier l’évidence et les 4 premiers spectacles joués à guichet fermé?
Découflé propose-t-il de la sous culture boursoufflée, sous les yeux de Mr Mortaléna venu à Canossa?

Chacun a la bataille d’Hernani qu’il mérite de mener. Là où nous avons choisi le parti pris de l’originalité, du renouveau, de l’éveil des consciences et de la sensibilité pour les plus jeunes, mais aussi de l’indépendance culturelle de la ville, Mr Barate et Mr Olive souhaitent camper sur des positions surannées et conservatrices.
Un choix qui nous conforte dans l’idée que si chacun se rappelle du nom des supporters de Victor Hugo lors de la bataille d’Hernani (Balzac, Nerval, Berlioz), tout le monde a oublié celui des siffleurs et des critiques. Et tout le monde sait que Théophile Gautier, le leader du soutien à V.Hugo, portait ce jour là un gilet rose selon certains, ou rouge selon d’autres.

Canossa, Hernani ou Roncevaux...?

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:11

Mr Chasseriaud s’enflammant (comme d’habitude) au point d’utiliser les mots de “trouillard ou dégonflé” , inadmissibles dans une enceinte démocratique, pour qualifier le mode d’augmentation de 2,5% des subventions aux clubs sportifs , Mr Olive et ses colistiers revenant sur leur abstention sur le budget annexe de la Salle Quintaou pour finalement voter contre, l’opposition aura montré au long de ce conseil toute son impréparation à gérer Anglet.
Même si je ne peux que vous conseiller d’aller visionner les meilleurs moments de ce Conseil Municipal (http://richpublisher.endirectv.com/window.php?OPE_ID=1708&FEN_ID=6440) , je vous propose le texte de mon intervention sur le Budget annexe de la Salle Quintaou.
Ce budget est destiné à présenter en toute transparence ce que sera la gestion de cet équipement indispensable à un véritable service public de la Culture en matière de spectacle vivant, service public qu’Anglet n’avait jamais connu jusqu’à la première saison de préfiguration au chapiteau de Baroja il y a 3 ans.

Budget annexe de la Salle Quintaou

 

Ce budget annexe s’équilibre en dépenses et en recettes de fonctionnement à 946.190€, un chiffre qui devrait rassurer ceux qui clament à tout vent dans les discussions de café du commerce que l’exploitation en régie municipale de la Salle Quintaou va ruiner notre ville.

Ces 950.000 €, pour simplifier, se composent d’une partie charge de personnel (380.000€) et d’une partie charge générales ( 300.000€ de dépenses artistique et achat de spectacles + 270.000€ de charges diverses incluant les fluides, les impôts et taxes, la communication, le nettoyage, etc, etc)

L’opposition , année après année, a joué les Cassandre en annonçant les catastrophes à venir, les surcoûts cachés dont on parlerait lors du compte administratif suivant, où l’on verrait bien ce que l’on allait voir. Le même argumentaire que celui que nous avons entendu lors de la discussion du budget général.

Que s’est -il  réellement passé en termes budgétaires ces 3 dernières années dans le domaine de la Culture, et plus particulièrement du spectacle vivant à Anglet ?

UNE GESTION OPTIMISEE DU BUDGET

En 2011 le BP de la saison de préfiguration était de 315.900€ pour un CA constaté  au final de 296.011,82€ soit une consommation à hauteur de près de 94 %. Avons-nous explosé le budget ?

EN 2012, il y avait 347.100€ de crédits inscrits au BP dédiés à la préfiguration. Le CA administratif sur ces crédits dédiés était de 333.229,27 € soit une consommation à hauteur de 96 % du BP. Là encore, avons-nous menti ou avons-nous optimisé la gestion des fonds publics ?

EN 2013, la saison de préfiguration  était annoncée à  550.000 € personnel compris. Je puis vous assurer que la CA confirmera que nous nous sommes tenus à cette prévision
 

CONCLUSION : Nous avons très bien su tenir notre prévisionnel lors des trois saisons de préfiguration, en partant de rien, en formant notre personnel et en profitant de l’apport technique de nos recrutements. Nous sommes aujourd’hui mûrs pour gérer ce bel outil. Pourquoi notre capacité à prévoir et à construire changerait-elle aujourd’hui  avec la Salle Quintaou, qui est le prolongement direct de ce travail effectué en amont.

EN 2014, la salle Quintaou coûtera 946.190 € en fonctionnement personnel compris.

 

Soit seulement 396.190€ supplémentaire de dépenses par rapport à 2013. Seulement, car nous passerons de 220 places sous un chapiteau-théâtre à une jauge de 790 places dans une vraie salle de spectacle, confortable et techniquement performante. 

Et les spectateurs et les mécènes ne s’y trompent pas. Eux qui nous apportaient 82.600€ de recette en 2013, nous prévoyons et nous annonçons qu’ils en amèneront plus de 240.000 en 2014. Et encore ce chiffre est-il sans doute pessimiste, à en juger par l’engouement suscité par la programmation 2014 et les bientôt 700 abonnés de la Salle. 

Ainsi le coût supplémentaire à supporter par la ville, par rapport à celui qu’elle assumait en 2013, ne sera que de 238.600€ incluant la masse salariale. 

Nous l’avions dit, la dernière saison de préfiguration correspondait déjà à 70% du budget spectacle vivant nécessaire au fonctionnement de la Salle. Cet engagement, nous l’avons tenu.
 


Finalement, comment a évolué le budget de la culture à Anglet ces 5 dernières années ?

En 2008, il était, hors Bibliothèque, de 360.772€ + 179.173€ pour la bibliothèque, soit en tout 540.000€
En 2013,  le budget (hors personnel) de la Direction de la Culture est de 1.047.535€. Il aura donc pratiquement  doublé en cinq ans 
Il passera en 2014, en incluant la salle Quintaou, à 1.241.298€, soit 18,5% d’augmentation.

On voit bien que cette dernière marche à franchir reste mesurée et facilement absorbable au sein du budget communal sans en bouleverser les fondamentaux.

Mais les esprits chagrins diront que c’est encore beaucoup trop pour la Culture, que la Culture est un luxe par ces temps de crise, qu’elle ne profite qu’aux élites ou à ceux qui ont les moyens.
Faux et archifaux, car ceux qui se sont abonnés le savent : 7 à 9 € pour un spectacle en famille le Dimanche après midi, 9 à 12€ pour une grande soirée de théâtre , de musique ou de danse, cela reste abordable pour la grande majorité des angloys. 
Et toutes les propositions gratuites, tant aux écuries de Baroja que lors des utilisations associatives de la Salle Quintaou seront à même de répondre à la curiosité de tous sans bourse délier. C’est cela un service public de la Culture. 
 

Comparons AVEC LES CHIFFRES CLES NATIONAUX en € par habitant

A Anglet en 2014 : le budget culture personnel inclus et subventions aux associations sera de 3.017.306,6€

Le BP 2014 de la ville s’élève à 39.347.879 €.

 

Part de la culture dans le budget de fonctionnement des villes de + de 10.000 hab* en 2006 9,3% Dépenses culture/habitants ville de + de 10.000 hab* en 2006 118,30€
Part de la culture dans le budget de fonctionnement de la Ville d’Anglet en 2014 7,66% Dépense culture/habitants ville d’Anglet (Base 39.000 hab) en 2014 77,36€

 

Doit-on en être fier : certes non, mais nous étions partis de si bas. Oui nous aurions aimé en 2014 pouvoir atteindre au moins la part 2006 des villes de notre strate. Mais les réalités sont là. Le budget totalde la Ville est malheureusement bien inférieur à celui d’une ville centre de 40 000 habitants. Un héritage qu’il nous faut assumer. 

Grâce à une gestion prudente, mais dynamique, nous avons pu construire cette salle qui coûtera aux Angloys moins de 6 M€. 
Quand le café du commerce dit qu’il faudra 40 ans pour payer la Salle, alors que son coût pour Anglet ne correspond qu’à une seule année de capacité d’investissement de notre ville, on mesure le niveau de désinformation qui règne et que certains entretiennent.

Ce débat sur le budget annexe de la Salle était nécessaire pour rétablir la vérité. 

Merci de m’avoir écouté.

Part de la culture dans le budget de fonctionnement des villes de + de 10.000 hab* en 2006

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 13:49

La ville malienne de Konna, avec laquelle Anglet entretient de forts liens d’amitié et de coopération, et dont la prise par les rebelles a déclenché l’intervention française au Mali, se remet lentement de ces journées difficiles. Presque un an après ces événements dramatiques, Le Monde consacre à Konna et à ses habitants un intéressant article.
Toutes nos pensées et nos voeux de nouvel an vont vers Ibrahima Kampo, Fatoumata et tous nos amis connus et inconnus qui tentent de reconstruire un avenir démocratique et heureux pour ce grand pays.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 13:44

Le magazine régional “Le Festin”, qui fait référence en matière culturelle et patrimoniale, publie ce mois ci dans sa rubrique “Architectures un intéressant article sur la nouvelle salle culturelle d’Anglet, la Salle Quintaou.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 13:41

A l’origine, une commande de la Ville d’Anglet pour faire découvrir cette nouvelle structure culturelle d’arts scéniques qui ouvrira ses portes le 17 janvier 2014, et, au final, une puissante plongée dans l’univers du théâtre, de celui qui vous prend aux tripes avant de lâcher les branches d’une vie ordinaire. 

Visite gratuite (mais sur réservation impérative jusqu'au 12 janvier) de la Salle du Quintaou, nouveau diamant de l’agglomération dont le centre de gravité culturel s’est incontestablement déplacé sur Anglet.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 11:38

Mardi 19 Décembre, Carda Seidel, Maire d’Ansbach, m’a remis le Sceau de la Ville d’Ansbach, distinction honorifique attribuée chaque année en décembre à 4 ou 5 citoyens d’Ansbach ayant œuvré dans les domaines associatifs de la Ville au service de leurs concitoyens pendant au moins 10 ans.

Il est exceptionnel que cette distinction soit attribuée à des étrangers, et le fait qu’Ansbach ait souhaité en 2013 me faire cet honneur, ainsi qu’à Jean Espilondo, Maire d’Anglet,qui m’avait chargé de le représenter , est une reconnaissance du travail mené depuis plusieurs années pour revitaliser, rajeunir et dynamiser les liens entre nos 2 villes. Nous avons fêté cette année les 45 ans du jumelage entre Ansbach et Anglet. De nombreux projets ont été concrétisés et de nouveaux se profilent pour 2014 et les années à venir. 
Merci à Carda Seidel pour ce geste d’amitié et d’espoir. 

Et pour en savoir plus, voici la traduction du discours de Mme le Maire d’Ansbach ainsi que quelques photos de ce moment émouvant et sympathique.

Les honneurs de la ville d’Ansbach
Les honneurs de la ville d’Ansbach Les honneurs de la ville d’Ansbach

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